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Nicolas approche la lumière très jeune, et cela devient vite une passion.
À 12 ans, il fabrique un jeu d’orgue pour éclairer des spectacles de marionnettes, à 15 ans, il commence la découverte de l’éclairage scénique avec une compagnie de théâtre. Une formation technique au CFPTS en 1989, puis au TNS de 1990 à 1992 l’amène à travailler comme régisseur et concepteur lumière. A l’Athénée à Paris, de 1995 à 1997, il est régisseur de la salle Christian Bérard.
Il rencontre Jacques Kraemer et tourne ses spectacles de 1991 à 1994 puis crée les lumières de “Bérénice”, “le Home Yid” (2002) et “Dissident, il va sans dire” (2003) et “Nina, c'est autre chose” de Vinaver, il réalise également la scénographie d' “Agatha” de M. Duras (2005), “Phèdre Jouvet Delbo 39/45” (2006) et signe les lumières d’“Agnès 68” (2008).
En tant que concepteur lumière au théâtre, il a travaillé également avec Gérard Astor, Dominique Boissel, Sylvain Maurice, Olivier Werner (“Pélléas et Mélisande”, “Les Revenants”, “Les Perses”, “les Hommes Dégringolés”), Christophe Huysman (“Le monde HYC”, 2001), Marie Montégani ("K Lear", 2007, ‘’Le Cid’’ 2008), Paul Desveaux (“Les Brigands”, “L'Orage”, "Maintenant ils peuvent venir"), Ivan Morane ("Paroles de Poilus", 2007), Jean-Claude Rousseau (“Identités, portraits cote à cote”), Sylvie Ollivier ("Traces d'absence", 2008), Thomas Gaubiac ("l'Aquarium", "triptyque Vinaver", "Hiver", "Le Dindon", 2008)...
Son approche de la scène s’est enrichie de sa rencontre avec la danse : avec la Compagnie “La Ronde” (Dominique Brunet Bertrand Lombard) d'abord, puis avec les chorégraphes Pascal Montrouge et Stéphanie Aubin sur plusieurs pièces dont “Ex‘Act” (avec ce spectacle il met en application sa recherche sur la lumière en mouvement avec de la vidéo-projection.).
Il collabore avec le chorégpraphe Yan Raballand, avec lequel il réalise lumière et scénographie.
Il a travaillé également avec des musiciens de divers horizons : Serge de Laubier (Puce-Muse) électroacousticien, le pianiste et compositeur Denis Levaillant, la chanteuse Tamia, le chanteur Thomas Gaubiac, le chanteur Hector, avec la compagnie du théâtre Buissonniers...
Il crée des lumières et des décors à l’opéra : “Iphigénie en Tauride” de Gluck (Opéra de Bordeaux , 2000) “La Capricciosa Corretta” de Antonio Martin y Soler (Opéra de Lausanne, 2002), “La Fiancée du Tsar” de Rimsky Korsakov (Bordeaux, Théâtre du Châtelet, 2003) “Le Barbier de Séville” (Loches, 2003), et réalise scénographie et lumière pour “Hop et Rats ” (Thierry Pécou, Ivan Morane) et de “Barbe Bleue ” d'Offenbach (A. du Closel, Ivan Morane, 2006).
Par cette multiplicité de rencontres scéniques, il adapte et ouvre son regard, peaufine l’écriture de la lumière et de sa partition. Sa recherche sur la lumière en mouvement prend forme avec la vidéo : il approche et travaille l'image de A à Z et met en œuvre des techniques de montage, d'effets, de tournage, de trucages... A partir de photographies numériques, de films ou d'images réelles détournées ou d’images virtuelles.
Il a d’abord développé un jeu d’orgue informatisé (“Le monde HYC”) pour gérer des mouvements complexes de lumière, puis en s’orientant vers la lumière vidéo-projetée, il réalise des images pour éclairer et créer des espaces rythmiques (“Ex’Act”) des espaces ou l'image et la lumière se mêlent tel que dans "L'échange" de Claudel par Charlène Lyczba (2003), dans "Histoire d'amour" de Jean Luc Lagarce, mise en scene JP Lucas Rubio (2004), dans '"Agatha", mis en scène par Jacques Kraemer, " dans "Identités" mis en scène par Jean Claude Rousseau ou dans ‘’Traces d’Absence’’ de Sylvie Ollivier.
La lumière étant aussi créatrice d'espace, le pas vers la scénographie est franchi dans son travail : Il conçoit le dispositif scénique et propose un travail simultané sur l'espace et la lumière avec ou sans image.
De plus en plus, sur les projets sur lesquels il apporte son travail, scénographie lumière et image deviennent indissociables et intimement mêlés. Ce qui fait la particularité de son approche, c’est qu’il ne se positionne pas en tant que plasticien mais d’abord comme concepteur lumière. Comme metteur en lumière d’un propos, d’un espace, des interprètes. Son travail est au service du spectacle et ne constitue pas une œuvre en soi, il est un des ingrédients qui accompagne.
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